Ici, vous découvrirez les solutions de logement disponibles en Martinique.
Ces informations sont générales et selon votre situation, des aides financières peuvent potentiellement réduire le coût .
En vue des modalités d’orientation de ces solutions d’hébergement, nous ne mettrons pas de coordonnées. Néanmoins il est important que vous connaissiez l’existence de ces dispositifs.
Pour vous faire accompagner dans vos démarches et être orienté vers les dispositifs adaptés à votre situation personnelle, rapprochez vous d’une structure d’information orientation.
Important : si vos difficultés relèvent d’un handicap mental, cognitif ou psychique et que l’on évoque un FAM, une MAS ou apparentés, ces services nécessitent une orientation MDPH. Vous retrouverez toutes les informations et la marche à suivre dans le « parcours Handicap” (en cours de construction).
Nous rappelons que le contenu de ce site est informatif et évolutif. Si vous constatez une anomalie ou un dispositif/professionnel manquant, n’hésitez pas à nous le faire savoir via le lien suivant : https://forms.office.com/e/aiXXfM4hXX
En cas d’ urgence :
- 15 (SAMU) / 112 : urgence médicale vitale
- 3114 : numéro national de prévention du suicide (24h/24, 7j/7)
- 114 : urgence par SMS ou visio pour les personnes sourdes et malentendantes
Rôle et missions
Le SIAO est la porte d’entrée de l’hébergement et de l’accès au logement pour les personnes sans domicile ou en grande difficulté de logement. Il :
- Répond aux urgences via le 115 (mise à l’abri immédiate quand c’est possible).
- Évalue la situation (sociale, sanitaire, vulnérabilités) et oriente vers la solution adaptée .
- Coordonne les parcours avec les partenaires.
- Assure la régulation départementale des demandes et l’observatoire du dispositif .
Pour qui ?
Toute personne :
- Sans abri / sans solution d’hébergement (à la rue, en hébergement très précaire, en sortie d’hôpital, d’hébergement, de détention…).
- Menacée de perte de logement (impayés, procédure d’expulsion, violences intra-familiales) ou ayant besoin d’un accompagnement renforcé pour accéder/se maintenir dans un logement (santé mentale, isolement, précarité).
Ce qui est mis en place (fréquemment)
- Mise à l’abri (115) puis évaluation et orientation vers :
- Hébergement d’urgence / stabilisation / CHRS.
- Intermédiation locative, bail glissant, AVDL.
- Pension de famille / résidence accueil (logement durable accompagné), selon profil.
- Articulation santé mental.
Délais : variables selon la tension des places et la situation ; la mise à l’abri dépend des disponibilités. Le SIAO priorise les personnes les plus vulnérables.
Numéro : composer le 115 (gratuit, 24/7).
Coût : gratuit pour l’usager.
Points de vigilance :
- Restez joignable et actualisez toute modification (changement de numéro, d’adresse, de situation).
- Le SIAO n’est pas un service de soins : signalez vos besoins santé mentale.
- Si, malgré les démarches, aucune solution n’est proposée dans des délais raisonnables, un recours DALO/DAHO peut être envisagé (accompagnement par ADIL/CCAS).
Santé mentale : bien présenter votre situation
- Mentionnez les diagnostics connus (si vous êtes d’accord), les traitements en cours, les difficultés fonctionnelles , les facteurs de risque et les personnes ressources (médecin, CMP, ou autre).
- Demandez, si besoin, un accompagnement renforcé à l’entrée dans le logement et/ou une solution de logement accompagné plutôt qu’un hébergement court si c’est mieux pour votre stabilité. Gardez en tête qu’il n’y aura pas forcément de places disponibles immédiatement.
Rôle et missions
Les Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) accueillent, logent et accompagnent vers l’autonomie des personnes majeures (seules ou en famille) confrontées à de graves difficultés. L’objectif est la stabilisation, la (ré)ouverture des droits, l’accès aux soins, le retour au logement et à l’insertion sociale et professionnelle. Les places de stabilisation (en CHRS ou “hors CHRS”) offrent un temps d’apaisement et d’accompagnement renforcé quand la situation est trop fragile pour un logement immédiat.
Pour qui ?
- Adultes isolés ou familles sans solution d’hébergement ou en rupture, y compris avec troubles psychiques stabilisés nécessitant un cadre porteur.
- Personnes dont la situation demande un accompagnement social structuré avant un logement autonome (budget, santé, droits, emploi).
Ce qu’on y fait (fréquemment mais non exhaustif)
- Hébergement sécurisé, cadre et règles de vie.
- Évaluation et accompagnement : ouverture/maintien des droits, dossiers logement, accès et/ou adhésion aux soins, appui budgetaire et administratif.
- Insertion : appui vers l’emploi/formation, remobilisation sociale.
- Coordination avec les professionnels de santé afin de stabiliser le parcours.
L’ accès se fait uniquement via le SIAO. Vous ne choisissez pas directement la structure : le SIAO oriente selon la disponibilité et l’adéquation au projet. Aucune liste ne sera donc mise sur ce site.
Une participation financière encadrée selon les ressources peut être demandé et les aux logement sont mobilisables.
Cet hébergement est temporaire, avec objectifs contractualisés ; les places de stabilisation permettent un temps d’appui avant une solution plus pérenne.
Points de vigilance
- Signalez d’emblée vos besoins en santé mentale afin de permettre une coordination avec les professionnels de santé.
- Le CHRS n’est pas un service de soins, mais travaille avec eux.
- Ce n’est pas une solution d’urgence immédiate.
- Il faut respecter le projet d’accompagnement élaboré avec vous et le règlement intérieur .
Rôle et missions
Les maisons relais sont des logements individuels (studios/T1) avec des espaces communs et une présence quotidienne d’un « hôte de maison » qui favorisent la convivialité, la sécurisation du cadre et l’accompagnement léger au long cours (gestion du logement, lien social, accès aux droits). La maison relais est une pension de famille avec un lien renforcé au secteur sanitaire.
Pour qui ?
Personnes à faibles ressources, isolées ou fragilisées, ayant besoin d’un cadre stable, d’une présence rassurante pour habiter durablement et d’une articulation avec les soins du secteur..
L accès se fait uniquement via le SIAO. Vous ne choisissez pas directement l’hébergement : le SIAO oriente selon la disponibilité et l’adéquation au projet. Les gestionnaires échangent avec le SIAO pour les attributions afin de préserver l’équilibre de la maison. Aucune liste ne sera donc mise sur ce site.
Les loyers sont modérés et il est possibles de mobiliser les aides au logement.
La maison relais n’a pas de limite de durée, c’est un hébergement pérenne et non transitoire.
Ce qu’on y fait (fréquemment et non exhaustif)
- Vie en logement privatif + espaces partagés (cuisine, salon, jardin).
- Présence quotidienne d’hôtes : animation du lieu de vie, règles de convivialité, veille.
- Appui à la gestion du logement (budget, démarches), lien social, médiation de voisinage.
- Coordination avec les professionnels de santé et repérage précoce des difficultés.
Points de vigilance
- Ce n’est ni un établissement de soins ni un hébergement d’urgence).
- La maison vit sur un projet collectif : respect des règles de vie, participation minimale attendue.
Rôle et objectif
L’IML permet de loger rapidement des personnes en difficulté dans le parc privé, via un opérateur agréé qui sécurise le bailleur et accompagne le locataire. C’est un tremplin vers un bail à son nom (bail glissant) et le maintien durable dans le logement, en articulation avec l’Accompagnement Vers et Dans le Logement (AVDL).
Pour qui ?
Personnes adressées par le SIAO, un CCAS, un service social ou un service hospitalier, capables d’habiter un logement ordinaire avec un soutien social (santé mentale stabilisée ou suivie).
Comment ça marche ?
- Location / sous-location : le bailleur loue à l’opérateur, qui sous-loue au ménage (convention d’occupation jusqu’à 18 mois : 6 mois, renouvelable 2 fois). À l’issue : glissement du bail au nom du ménage ou relogement si besoin. L’opérateur assure la gestion locative adaptée et l’accompagnement social.
ou
- Mandat de gestion : le bail est signé directement entre bailleur et ménage ; l’opérateur gère (encaissements, suivi) et accompagne.
Les deux modalités sont encadrées et financées sur le programme 177 de l’État. DEETS Martinique
L’accès se fait via le SIAO sur saisine d’un professionnel. Aucune liste ne sera donc mise sur ce site.
Le paiement d’un loyer est nécessaire et les aides au logement sont mobilisables.
Il y a une transition de quelques mois jusqu’au bail autonome (bail glissant) ou une autre solution adaptée.
Déploiement en Martinique
2024 : la DEETS Martinique lance un appel à projets pour 120 places d’IML (2025–2026), confirmant la montée en charge sur le territoire. Le cahier des charges précise : orientation via le SIAO, accompagnement social obligatoire, et deux modalités (sous-location / mandat de gestion).
2025 : appel à projets pour financer l’AVDL, le bail glissant et la prévention des expulsions.
Incitations bailleurs : en plus des dispositifs fiscaux Loc’Avantages/Anah, la Martinique prévoit une prime d’intermédiation locative, afin d’attirer des logements privés vers l’IML.
Points de vigilance
L’IML suppose un engagement : respect du bail/de la convention, des rendez-vous et du plan d’accompagnement.
Il faut signaler d’emblée les besoins liés aux troubles psychiques (lien CMP/médecin, plan de sécurité, transport, médiation de voisinage,etc.).
Cet hébergement n’est pas une solution d’urgence..
Rôle et missions
L’AFT est une modalité d’hospitalisation à temps complet au domicile d’une famille d’accueil thérapeutique. Cette famille est formée, agréée et salariée par un établissement de psychiatrie ; l’équipe de soins (psychiatre, psychologue, infirmier(e), etc.) reste pilote du projet.
L’AFP a pour objectifs d’ offrir un cadre familial contenant, de travailler l’autonomie et la resocialisation, de prévenir les rechutes et de préparer le retour à domicile ou un logement adapté. C’est un soin (et non un accueil social), inscrit dans l’offre publique de psychiatrie.
Pour qui ?
- Personnes suivies en psychiatrie qui ne peuvent pas, momentanément ou durablement, vivre seules ou pour qui un retour immédiat au domicile n’est pas souhaitable.
- Situations fréquentes : post-crise ou post-hospitalisation, troubles psychiques stabilisés nécessitant un milieu de vie structurant, difficultés relationnelles/isolement, besoin d’un temps de réadaptation.
- En pédopsychiatrie, l’AFT peut être proposée quand une séparation séquentielle aide l’enfant et la famille à se reposer et à reconstruire les liens avec l’appui thérapeutique.
Ce qu’on y fait :
- Projet thérapeutique individualisé : objectifs d’autonomie et de lien social, indicateurs d’évolution, visites régulières de l’équipe soignante.
- Vie quotidienne accompagnée : rythme, repas, hygiène de vie, sorties ; apprentissages pratiques (organisation, transports, budget léger).
- Entretiens (individuels/familiaux), psychoéducation, articulation avec CMP/HDJ/CATTP, les professionnels de santé et les partenaires sociaux et éducatifs.
L’accès se fait uniquement sur indication médicale par l’équipe de secteur (CMP/service hospitalier) après une évaluation d’adéquation à l’AFT ; il y a un contrat d’accueil précisant les droits et devoirs.
L’ AFT est pris en charge au titre de l’hospitalisation (la famille d’accueil est salariée par l’établissement) ; reste à charge éventuel limité à des frais de vie courante.
La durée est variable (quelques semaines à plusieurs mois, parfois séquences renouvelées), avec réévaluations périodiques et objectif de sortie.
L’AFT n’est pas un hébergement d’urgence.
Rôle et missions
L’appartement thérapeutique est un petit logement rattaché au secteur de psychiatrie (CHMD) servant d’alternative à l’hospitalisation et de passerelle vers l’autonomie. Il permet de travailler le quotidien (rythme, courses, organisation), tout en restant suivi par l’équipe de secteur. C’est un dispositif de soins (et non un logement social).
Pour qui ?
Adultes suivis en psychiatrie, stabilisés, pour qui le retour immédiat au domicile est difficile, besoin de réadaptation) et qui peuvent vivre en semi-autonomie avec un suivi rapproché.
Ce qu’on y fait
Projet de réadaptation individualisé ; visites régulières des soignants ; articulation les professionnels de l’équipe de prise en charge ; aide aux démarches logement et d’ insertion en vue d’un retour en logement ordinaire.
L’ accès se fait sur indication de l’équipe de secteur.
Le coût est pris en charge au titre des soins hospitaliers.
La durée est limitée avec réévaluations régulières et objectif de sortie.
Les aides au logement