Cette page vous aide à identifier où aller pour comprendre le handicap, poser un diagnostic, faire des bilans et bénéficier de soins spécialisés adaptés à votre situation.
IMPORTANT : Les soins sont accessibles sur prescription médicale. Le professionnel de santé prescripteur vous indiquera la structure la plus adaptée à votre situation et vous remettra un courrier d’orientation. Les informations présentées ici visent à faciliter la compréhension du parcours, sans se substituer à l’avis médical ou à une structure de proximité.
N’hésitez pas à vous rapprocher d’une structure d’information orientation pour être accompagné.
Étape 1 : Repérage et première évaluation
Lorsqu’une situation de handicap est suspectée ou déjà présente, il n’est pas toujours évident de savoir à qui s’adresser en premier.
Le point de départ dépend de l’âge et du type de difficultés rencontrées.
Cette page vous aide à identifier la bonne porte d’entrée.
Le premier repère : votre médecin
Le médecin traitant ou pédiatre est le premier interlocuteur de référence pour toute situation de santé ou de handicap.
Il permet :
- d’écouter les premières inquiétudes,
- d’évaluer la situation globale,
- de prescrire des bilans initiaux,
- d’orienter vers les structures ou spécialistes adaptés,
- et de coordonner le parcours dans le temps.
C’est le point de départ universel avant d’aller plus loin.
Les professionnels libéraux sont référencés sur le site de la CPTS.
Urgences (15/112)
En cas de :
- troubles soudains,
- aggravation brutale,
- suspicion d’AVC, crise, chute grave, accident,
Il faut contacter les urgences, qui orienteront ensuite vers les soins spécialisés nécessaires.
Le CAMSP est une structure médico-sociale spécialisée dans le repérage, l’évaluation et la prise en charge précoce des enfants de 0 à 6 ans qui :
- présentent des difficultés de développement (moteur, langage, social),
- ont un handicap sensoriel, moteur ou mental,
- ou sont à risque de handicap.
L’objectif est de favoriser l’autonomie et de développer les compétences de l’enfant avant l’entrée à l’école maternelle.
Le CAMSP propose une équipe pluridisciplinaire qui peut inclure :
- médecins spécialistes (pédiatres, pédopsychiatres)
- orthophonistes
- psychomotriciens
- ergothérapeutes
- psychologues
- assistantes sociales
- éducateurs de jeunes enfants
Cette équipe peut assurer :
Le dépistage et le diagnostic précoces des handicaps et des déficits
sensoriels, moteurs ou mentaux ;
- La prévention ou réduction de l’aggravation de ces handicaps et de ces déficits ;
- L’intervention auprès de l’enfant par une approche globale de ses difficultés ;
Il est pris en charge dans sa globalité (physique, mentale, affective, familiale
et sociale) par une équipe pluridisciplinaire réunissant des professionnels
de la petite enfance aux compétences variées ;
- L’accompagnement et soutien des familles tout au long de la prise en charge
(parents, fratrie…) afin de permettre aux parents de comprendre les difficultés
de leur enfant, d’exprimer leur souffrance et de leur offrir soutien et écoute ;
- L’élaboration d’un projet thérapeutique et éducatif adapté à l’enfant et révisé
selon son évolution et ses besoins ;
- Le soutien de l’adaptation sociale et éducative dans ses différents milieux de
vie (domicile, crèches, jardins d’enfants, écoles maternelles) ;
- L’orientation vers la structure la mieux adaptée, en accompagnant la famille
dans cette démarch
Comment accéder à ce servir
- Sans décision MDPH au début : l’accès est possible dès les premiers signes sans notification de la CDAPH.
- Si la prise en charge dépasse 6 mois, une notification CDAPH MDPH devient nécessaire pour continuer le suivi.
Le CAMSP travaille souvent en réseau avec la MMPH, les professionnels de santé, la PMI, l’Éducation nationale et les services sociaux.
En Martinique, il existe un CAMSP départemental, porté par le CHU de Martinique, qui intervient pour l’ensemble du territoire.
Adresse :
Cité Hospitalière Mangot Vulcin
Boulevard Fernand Guillon, 97232 Le Lamentin, Martinique
Téléphone : 05 96 48 80 00
La Plateforme de Coordination et d’Orientation (PCO) est un service spécialisé dans le repérage, l’évaluation et l’orientation des personnes présentant des signes de Troubles du Neuro-Développement (TND), notamment :
- Troubles du spectre de l’autisme (TSA)
- Trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)
- Troubles DYS (dyslexie, dysphasie, dyspraxie, etc.)
- Troubles associés du développement
La PCO est prioritairement pensée pour les enfants et adolescents de 0 à 12 ans.
La PCO permet d’organiser et de coordonner des bilans multidisciplinaires rapidement et de façon structurée, afin d’éviter :
- Les parcours longs et fragmentés,
- les longs délais,
- et la redondance des examens.
En clair : elle sert à accélérer le diagnostic et à orienter vers les bons soins/structures pour les situations complexes du neuro-développement.
Dans les troubles du développement et du comportement, il est courant que :
- Aucun professionnel isolé ne puisse poser un diagnostic fiable seul,
- Les familles se retrouvent ballottées entre plusieurs spécialistes,
- Les bilans ne convergent pas.
La PCO est conçue pour :
- Mettre plusieurs spécialistes autour d’un parcours coordonné,
- partager une vision pluridisciplinaire unique,
- Utiliser les référentiels nationaux (HAS, bonnes pratiques),
- Et préparer un dossier solide pour la MMPH si besoin.
Fonctionnement
La PCO organise plusieurs étapes :
1. Réception de la demande
La PCO reçoit une demande soit :
- via un médecin prescripteur (médecin traitant / pédiatre),
- soit via un professionnel de santé / éducatif.
2. Tri et orientation initiale
Selon les signes observés, la PCO décide des bilans à faire en priorité.
3. Bilans coordonnés
L’enfant ou l’adulte passe des bilans regroupés (médicaux, psychologiques, éducatifs) réalisés par une équipe pluridisciplinaire.
4. Restitution et plan d’action
À l’issue des bilans, un plan d’orientation personnalisé est proposé :
- vers des prises en charge (CAMSP, CMPP, rééducations),
- vers des structures spécialisées,
- ou directement vers la MDPH si on est dans une démarche de droits.
Le parcours est fixé pour une durée maximale de 12 à 18 mois pour la tranche d’âge 0-7 ans, et de 12 mois à 24 mois pour la tranche d’âge 7-12 ans.
Conditions d’accès
- Prescription médicale : une demande d’orientation doit être faite par un médecin prescripteur (ex : médecin traitant, pédiatre, psychiatre).
- Motifs clairs : signes de TND, difficultés persistantes malgré prises en charge classiques.
La PCO n’est pas un lieu de soins directs isolés : elle coordonne les professionnels qui feront les bilans et donnera une orientation précise.
En Martinique, il existe une Plateforme de Coordination et d’Orientation (PCO) territoriale unique, qui intervient pour l’ensemble de l’île. Elle est portée par le Groupe des établissements Aloès.
Adresse : Zone Champigny, BP 71, 97224 Ducos
Téléphone : 05 96 74 86 77
Courriel : cmpp.aloes@orange.fr
Un CMPP est une structure de soins ambulatoires qui accueille des enfants et adolescents (en général de 3 à 18 ans) présentant :
- des difficultés scolaires durables,
- des troubles du langage,
- des troubles du comportement,
- une souffrance psychique,
- des difficultés relationnelles ou émotionnelles,
- parfois des troubles du neuro-développement (hors situations nécessitant une PCO).
Le CMPP propose évaluations, diagnostics et soins, en lien étroit avec la famille, l’école, et les professionnels de santé.
Les CMPP assurent :
Bilans pluridisciplinaires : psychologiques, orthophoniques, psychomoteurs, parfois médicaux.
Soins et suivis : psychothérapie, orthophonie, psychomotricité, accompagnement éducatif.
Travail avec l’école : échanges avec les enseignants, appui à la mise en place d’adaptations scolaires, participation aux équipes éducatives si nécessaire.
Les soins en CMPP sont pris en charge par l’Assurance Maladie, sans avance de frais.
Comment y accéder ?
- Sur orientation du médecin (médecin traitant, pédiatre, médecin scolaire),
- Parfois à la suite d’un repérage par l’école ou un autre professionnel,
- Sans notification MDPH obligatoire pour démarrer.
Cette partie concerne les adultes présentant un handicap, une maladie invalidante ou des troubles non diagnostiqués, qu’ils soient récents ou anciens.
Chez l’adulte, il n’existe pas d’équivalent du CAMSP ou du CMPP. Le parcours est essentiellement médical.
Le point de départ est donc le médecin traitant, qui oriente ensuite vers :
- neurologie,
- psychiatrie,
- médecine physique et de réadaptation (MPR),
- ou une consultation hospitalière spécialisée.
Les soins spécialisés adultes sont détaillés dans la suite du parcours.
Chez l’adulte, le médecin traitant est le pivot du parcours.
Il permet :
- d’évaluer la situation globale,
- d’identifier les signes de handicap ou de perte d’autonomie,
- de prescrire les bilans nécessaires,
- d’orienter vers les spécialistes adaptés,
- et de coordonner le suivi dans la durée.
Sans médecin traitant, le parcours adulte devient rapidement fragmenté.
Selon les difficultés rencontrées, le médecin oriente vers une ou plusieurs spécialités.
Psychiatrie et santé mentale
Concernent notamment :
- troubles psychiques durables,
- troubles du comportement,
- troubles anxieux ou dépressifs sévères,
- troubles anciens non diagnostiqués,
- handicaps psychiques.
La psychiatrie permet :
- un diagnostic,
- un suivi médical,
- l’évaluation de l’impact fonctionnel du trouble.
Ces éléments sont souvent déterminants pour une demande MDPH.
Neurologie
Indiquée en cas de :
- AVC,
- épilepsie,
- sclérose en plaques,
- maladies neuro-dégénératives,
- troubles cognitifs,
- séquelles neurologiques.
La neurologie permet :
- des examens spécialisés,
- une évaluation précise des capacités,
- une orientation vers la rééducation adaptée.
Dans la majorité des cas, le parcours commence par le médecin traitant. Il repère :
- des troubles moteurs,
- des troubles de l’équilibre,
- des troubles de la mémoire ou du langage,
- des crises, pertes de connaissance,
- une fatigue neurologique anormale.
C’est lui qui fait l’adressage vers la neurologie. Sans courrier médical, l’accès est très compliqué.
Cas non urgent
Le médecin traitant :
- rédige un courrier d’adressage,
- prescrit parfois des examens (IRM, scanner, EEG),
- oriente vers :
- un neurologue libéral,
- ou une consultation hospitalière.
En Martinique, beaucoup de parcours passent par l’hôpital à cause du nombre limité de neurologues et des délais en libéral.
Cas urgent
En cas de :
- suspicion d’AVC,
- aggravation brutale,
- crise sévère,
- troubles soudains,
Urgences (15) puis prise en charge directe par les services hospitaliers.
À l’hôpital, la personne peut bénéficier de :
- consultations de neurologie,
- hospitalisation de jour (bilans),
- hospitalisation complète si nécessaire.
Les neurologues hospitaliers peuvent :
- poser ou confirmer un diagnostic,
- coordonner les examens,
- orienter vers la rééducation (MPR),
- rédiger des certificats médicaux détaillés (indispensables pour la MDPH).
N’hésitez pas à vous rapprocher d’une structure d’information orientation afin d’être accompagné.
Étape 2 : Orientation vers les soins spécialisés
À l’issue de la première évaluation, la situation est suffisamment clarifiée pour orienter la personne vers le ou les domaines médicaux spécialisés concernés.
Cette orientation permet d’entrer dans une phase plus ciblée du parcours, avec des professionnels capables de :
- poser ou confirmer un diagnostic médical,
- évaluer les retentissements fonctionnels,
- définir les besoins de soins et de rééducation,
- préparer la suite du parcours (expertise, droits, accompagnement).
L’orientation dépend de l’âge et de la nature des difficultés.
Pédopsychiatrie
La pédopsychiatrie est indiquée lorsque l’enfant ou l’adolescent présente :
- des troubles du comportement,
- une souffrance psychique,
- des troubles émotionnels ou relationnels,
- des troubles du développement avec impact psychique,
- ou une suspicion de trouble relevant de la santé mentale.
Le pédopsychiatre peut :
- évaluer le fonctionnement psychique et émotionnel,
- poser ou confirmer un diagnostic,
- proposer un suivi ou orienter vers d’autres professionnels,
- contribuer aux éléments médicaux nécessaires aux démarches ultérieures (notamment MDPH).
Où ?
- En consultation hospitalière (CHU de Martinique)
- En Centre Médico-Psychologique (CMP) enfants / adolescents
- Plus rarement en libéral (offre limitée )
Conditions d’accès
- Orientation par :
- médecin traitant,
- pédiatre,
- CAMSP / CMPP / PCO,
- parfois médecin scolaire.
- Pas de dossier MDPH requis pour consulter.
Les professionnels orienteurs vous communiqueront eux mêmes les coordonnées des structures dispensant les soins concernés.
Les délais peuvent être variables.
Neurologie enfants
La neurologie est mobilisée en cas de :
- troubles moteurs,
- troubles de la coordination,
- crises ou pertes de connaissance,
- troubles neurologiques suspectés,
- maladies neurologiques connues ou suspectées.
Le neurologue réalise :
- des examens spécialisés,
- une évaluation du fonctionnement neurologique,
- et oriente vers la rééducation adaptée si nécessaire.
Où ?
- Consultations hospitalières de neurologie pédiatrique (CHU)
- Rarement en libéral
Conditions d’accès
- Prescription médicale obligatoire
- Courrier d’adressage recommandé
Les professionnels orienteurs vous communiqueront eux mêmes les coordonnées des structures dispensant les soins concernés.
Les délais peuvent être variables.
Rééducations spécialisées (enfants)
Selon les difficultés repérées, des soins de rééducation peuvent être prescrits, par exemple :
- orthophonie (langage, communication, apprentissages),
- psychomotricité (coordination, schéma corporel, régulation),
- ergothérapie (gestes du quotidien, autonomie),
- suivi psychologique.
Ces soins peuvent débuter avant même un diagnostic définitif, afin de soutenir le développement de l’enfant.
Où ?
- Cabinets libéraux
- Structures médico-sociales (CAMSP, CMPP)
- Hôpital / hôpital de jour selon les situations
Conditions d’accès
- Prescription médicale (médecin, pédopsychiatre, neurologue)
- Pas besoin de reconnaissance MDPH pour démarrer
Comment ça se passe ?
- Soins réguliers (hebdomadaires ou pluri-hebdomadaires)
- Coordination avec famille et école
- Bilans réguliers
Les professionnels orienteurs vous communiqueront eux mêmes les coordonnées des structures dispensant les soins concernés.
Les délais peuvent être variables.
Chez l’adulte, l’orientation vers les soins spécialisés repose presque toujours sur une démarche médicale structurée, coordonnée par le médecin traitant.
Neurologie
La neurologie intervient lorsque la situation comporte :
- des troubles moteurs ou sensitifs,
- des troubles de l’équilibre,
- des troubles cognitifs,
- des maladies neurologiques,
- des séquelles d’AVC, de traumatisme ou de maladie évolutive.
Le neurologue permet :
- de poser ou confirmer un diagnostic médical,
- d’évaluer l’impact neurologique sur la vie quotidienne,
- d’orienter vers la rééducation ou d’autres spécialités si besoin.
Où ?
- Consultations hospitalières de neurologie (CHU)
- Neurologues libéraux (offre limitée)
Conditions d’accès
- Orientation par le médecin traitant
- Courrier médical fortement recommandé
- Accès direct possible en cas d’urgence (via urgences)
Comment ça se passe ?
- Consultations spécialisées
- Examens (IRM, scanner, EEG…)
- Diagnostic ou hypothèses
- Orientation vers MPR, rééducation ou autres spécialistes
Les professionnels orienteurs vous communiqueront eux mêmes les coordonnées des structures dispensant les soins concernés.
Les délais peuvent être variables.
Psychiatrie
La psychiatrie est indiquée en cas de :
- troubles psychiques durables,
- troubles du comportement,
- troubles anxieux ou dépressifs sévères,
- handicap psychique,
- situations de grande souffrance mentale.
Le psychiatre assure :
- une évaluation clinique,
- un diagnostic,
- un suivi médical,
- et contribue aux éléments nécessaires à la reconnaissance du handicap.
Où ?
- Centres Médico-Psychologiques (CMP adultes)
- Consultations hospitalières
- Psychiatres libéraux (selon disponibilité)
Conditions d’accès
- Orientation médicale conseillée
- Accès possible sans avance de frais en CMP
- Pas de reconnaissance MDPH nécessaire
Comment ça se passe ?
- Évaluation psychiatrique
- Suivi médical si besoin
- Articulation avec soins psychologiques et accompagnement
Les professionnels orienteurs vous communiqueront eux mêmes les coordonnées des structures dispensant les soins concernés.
Les délais peuvent être variables.
Médecine Physique et de Réadaptation (MPR)
La MPR intervient lorsque les difficultés ont un retentissement fonctionnel important, notamment :
- perte de mobilité,
- difficultés dans les gestes du quotidien,
- séquelles d’accident ou de maladie,
- handicap moteur.
Le médecin de MPR :
- évalue les capacités fonctionnelles,
- coordonne les rééducations,
- effectue les bilans utiles pour les droits (MMPH)
- oriente vers les aides techniques et adaptations nécessaires.
Où ?
- CHU de Martinique
- Structures de rééducation
- Hôpital de jour ou hospitalisation selon les cas
Conditions d’accès
- Orientation par :
- médecin traitant,
- neurologue,
- service hospitalier.
Prescription médicale obligatoire.
En Martinique, les prises en charge de rééducation fonctionnelle et de réadaptation sont assurées principalement par le service de Médecine Physique et de Réadaptation du CHU de Martinique, ainsi que par plusieurs centres de soins de suite et de réadaptation (SSR) répartis sur le territoire.
Les professionnels orienteurs vous communiqueront eux mêmes les coordonnées des structures dispensant les soins concernés.
Les délais peuvent être variables.
Consultations hospitalières spécialisées
Dans certaines situations, l’orientation se fait directement vers :
- des consultations spécialisées à l’hôpital,
- des hôpitaux de jour,
- ou des services experts.
Ces consultations sont utiles pour :
- des bilans approfondis,
- des situations complexes ou rares,
- ou lorsque plusieurs spécialités doivent intervenir.
Où ?
- CHU de Martinique – services spécialisés
- Parfois hôpitaux de jour
Conditions d’accès
- Orientation médicale
- Dossier médical préalable recommandé
Les professionnels orienteurs vous communiqueront eux mêmes les coordonnées des structures dispensant les soins concernés.
Les délais peuvent être variables.
Handiconsult est un dispositif hospitalier destiné à faciliter l’accès aux consultations médicales spécialisées pour les personnes en situation de handicap.
Il permet d’adapter l’organisation des soins aux besoins spécifiques liés au handicap, notamment lorsque les consultations classiques sont difficiles à réaliser.
L’objectif est de lutter contre les ruptures ou les échecs de soins.
Le dispositif s’adresse :
- aux enfants et aux adultes en situation de handicap
- aux personnes vivant à domicile ou en établissement
- aux personnes rencontrant des difficultés d’accès aux soins spécialisés
- aux situations d’échec ou de refus de soins liés au handicap
Tous types de handicap peuvent être concernés.
Handiconsult permet :
- l’organisation de consultations médicales spécialisées adaptées
- l’évaluation des besoins de santé complexes
- la coordination avec les professionnels du parcours de soins
- l’adaptation des modalités de consultation (temps, matériel, accompagnement…)
Le dispositif peut intervenir lorsque les soins classiques sont difficiles à mettre en place.
L’accès à Handiconsult peut se faire :
- sur orientation d’un professionnel de santé
- à la demande d’un établissement médico-social
- avec l’appui d’un professionnel accompagnant la personne
- parfois directement par la personne ou son entourage
Le dispositif intervient en complément du parcours de soins habituel.
Étape 3 : Bilans spécialisés
Après l’orientation vers les soins spécialisés, les professionnels réalisent des bilans approfondis.
Ces bilans sont une étape centrale du parcours : ils permettent de passer d’un ressenti ou d’une difficulté constatée à une évaluation objectivée et partagée permettant de construire un parcours cohérent et adapté, dans le temps.
Selon la situation, l’âge et les difficultés rencontrées, plusieurs types de bilans peuvent être proposés et vous sont présentés ici.
Ils sont réalisés par des médecins spécialistes (neurologue, psychiatre, pédopsychiatre, MPR, etc.).
Ils peuvent inclure :
- consultations spécialisées,
- examens d’imagerie (IRM, scanner…),
- examens fonctionnels (EEG, tests neurologiques),
- évaluations cliniques approfondies.
Ils servent à :
- poser ou confirmer un diagnostic médical,
- éliminer certaines hypothèses,
- comprendre l’origine des troubles.
Ces évaluations s’intéressent à ce que la personne peut faire concrètement au quotidien.
Elles peuvent porter sur :
- la mobilité,
- l’équilibre,
- l’autonomie dans les gestes de la vie courante,
- la fatigue, la douleur,
- l’endurance fonctionnelle.
Elles sont souvent réalisées par :
- des médecins de MPR,
- des kinésithérapeutes,
- des ergothérapeutes.
Elles permettent de mesurer le retentissement réel du handicap, au-delà du diagnostic.
Selon les besoins, des bilans spécifiques peuvent être proposés, par exemple :
- bilans neuropsychologiques (attention, mémoire, fonctions exécutives),
- bilans psychologiques ou psychiatriques,
- bilans orthophoniques (langage, communication),
- bilans psychomoteurs,
- bilans ergothérapiques.
Ces bilans analysent le fonctionnement global de la personne, dans ses dimensions cognitives, émotionnelles et motrices.
Les bilans spécialisés permettent :
– De nommer la situation
- poser un diagnostic quand c’est possible,
- ou formuler des hypothèses diagnostiques quand la situation est évolutive ou complexe.
Un diagnostic n’est pas toujours immédiat ni définitif : il peut se construire dans le temps.
– D’évaluer le retentissement dans la vie quotidienne
Les bilans ne se limitent pas à une étiquette médicale.
Ils permettent d’évaluer :
- l’impact sur la scolarité, le travail, la vie sociale,
- l’autonomie,
- la capacité à se projeter dans un projet de vie.
C’est un élément clé pour la suite du parcours.
– De formaliser les besoins
À partir des bilans, les professionnels peuvent identifier :
- les besoins de soins,
- les besoins de rééducation,
- les besoins d’aides techniques ou humaines,
- les besoins d’accompagnement médico-social.
Ces éléments servent de base pour préparer une éventuelle demande MMPH, organiser les soins et mobiliser une expertise spécialisée si nécessaire,
Ils peuvent se faire :
- en consultation,
- en hôpital de jour,
- ou sur plusieurs rendez-vous étalés dans le temps.
Ils sont réalisés par différents professionnels, parfois dans des lieux différents.
Les résultats sont expliqués à la personne et/ou à la famille, transmis au médecin prescripteur, et intégrés au dossier médical.
Les professionnels orienteurs vous communiqueront eux mêmes les coordonnées des structures dispensant les soins concernés.
Les délais peuvent être variables.
Étape 4 : Soins et rééducations
À partir des bilans spécialisés, des soins et rééducations peuvent être proposés.
Ils visent à répondre aux difficultés identifiées et à accompagner la personne dans son quotidien, en tenant compte de son âge, de son environnement et de son projet de vie.
Les soins et rééducations ont pour objectifs de :
- améliorer ou maintenir les capacités,
- limiter les conséquences du handicap,
- favoriser l’autonomie et la qualité de vie,
- soutenir l’inclusion scolaire, sociale ou professionnelle.
Ils constituent le cœur du parcours de soins, en articulation avec les autres dimensions du parcours (droits, accompagnement, domicile, emploi…).
Ces soins sont personnalisés, évolutifs et peuvent être ajustés dans le temps.
Selon les besoins, un ou plusieurs professionnels peuvent intervenir. Nous vous présentons ci-dessous les principaux néanmoins votre équipe de prise en soin pourrait vous proposer d’autres professionnels si votre situation le nécessite.
L’orthophonie peut être indiquée en cas de :
- troubles du langage oral ou écrit,
- troubles de la communication,
- troubles cognitifs (mémoire, attention),
- troubles de la déglutition,
- séquelles neurologiques (AVC, traumatisme…).
Elle concerne les enfants comme les adultes.
L’équipe de l’URPS des Orthophonistes de la Martinique informe de la mise en service de la liste d’attente commune des orthophonistes en Martinique. Près de la moitié des orthophonistes libérales sont inscrites.
Le système est simple, non obligatoire, gratuit pour l’usager et l’orthophoniste, financé par l’URPS des orthophonistes 972.
Muni d’une ordonnance, l’usager peut s’inscrire ou inscrire un proche sur la plate-forme. Il sera renvoyé vers l’orthophoniste la plus proche de son domicile. Si la demande est impossible ou refusée, elle est transmise au bout de 48h aux autres orthophonistes dans un rayon de 10km et ainsi de suite.
L’usager peut choisir son praticien explicitement s’il le désire.
La kinésithérapie intervient notamment pour :
- les troubles moteurs,
- les douleurs,
- les difficultés de mobilité ou d’équilibre,
- la rééducation après accident, chirurgie ou maladie,
- le maintien des capacités physiques.
Elle peut être ponctuelle ou s’inscrire dans un suivi au long cours.
L’ordre des masseurs-kinésithérapeuthes de Martinique a mis en place un moteur de recherche permettant d’accéder à un kiné proche de vous.
L’ergothérapie vise à améliorer :
- l’autonomie dans les gestes du quotidien,
- l’adaptation du poste de travail ou du domicile,
- l’utilisation d’aides techniques,
- la compensation des limitations fonctionnelles.
Elle est centrale dans les situations de handicap moteur, cognitif ou psychique.
Nous n’avons pas encore de liste à jour des ergothérapeutes sur le territoire néanmoins, dans l’attente, votre équipe de prise en soins vous orientera vers le bon interlocuteur.
Un accompagnement psychologique peut être proposé pour :
- soutenir la personne face aux difficultés rencontrées,
- travailler sur l’adaptation au handicap,
- accompagner les troubles émotionnels ou relationnels,
- soutenir les aidants ou la famille.
Il peut être ponctuel ou régulier, seul ou en complément d’autres soins.
Nous n’avons pas encore de liste à jour des psycholothérapeuthes et psychologues sur le territoire néanmoins, dans l’attente, votre équipe de prise en soins vous orientera vers le bon interlocuteur. Un moteur de recherche habituel peut aussi vous diriger vers des plateformes de prises de RDV tels que CLIKODOC, DOCTOLIB ou encore PSYCHOLOGUE.NET.
Selon la situation, un suivi médical spécialisé peut être nécessaire :
- en psychiatrie (troubles psychiques, handicap psychique),
- en neurologie (maladies neurologiques, troubles cognitifs),
- parfois en lien avec d’autres spécialités.
Ce suivi permet :
- la coordination avec les autres soins,
- l’ajustement des traitements,
- le suivi de l’évolution.
Les membres de votre équipe de prise en soins vous guideront vers les professionnels les plus adaptés à votre situation.
Les soins et rééducations peuvent être réalisés :
- en libéral
(cabinets de professionnels de santé), - en centre ou structure spécialisée
(structures médico-sociales, centres de rééducation), - à l’hôpital
(consultations spécialisées, hôpital de jour, hospitalisation selon les situations).
Le lieu dépend :
- de l’intensité des soins,
- de la situation de la personne,
- des ressources disponibles sur le territoire.
Les membres de votre équipe de prise en soins vous guideront vers les professionnels les plus adaptés à votre situation.
La majorité des soins sont mis en place sur prescription médicale.
Le professionnel prescripteur :
- indique le type de soin,
- adapte la fréquence,
- oriente vers la structure la plus adaptée.
Les soins peuvent débuter avant une reconnaissance administrative du handicap et se poursuivre ou évoluer ensuite.
Étape 5 : Expertise spécialisée
Dans certaines situations, malgré les bilans et les soins déjà engagés, la situation reste complexe, incertaine ou bloquée. Une expertise spécialisée peut alors être mobilisée pour éclairer la suite du parcours.
Cette étape concerne tous les âges.
L’expertise intervient en appui, jamais en remplacement des soins de proximité.
Certaines situations nécessitent, dès le départ ou très tôt dans le parcours, un avis spécialisé de niveau expert, notamment lorsque :
- les signes sont atypiques ou complexes,
- le diagnostic est incertain,
- les difficultés sont anciennes et jamais évaluées,
- plusieurs dimensions sont concernées (santé, développement, comportement, cognition),
- la situation est bloquée malgré des démarches initiales.
Dans ces cas, il existe des lieux identifiés d’expertise spécialisée, accessibles sur orientation médicale, pour tous les âges.
Les dispositifs d’expertise ne remplacent pas les soins de proximité : ils interviennent en appui, pour affiner, confirmer ou réorienter mais ne remplacent pas les soins de proximité.
L’expertise spécialisée est réalisée dans des structures identifiées (CRA, centres experts hospitaliers), sur orientation médicale. Elle intervient lorsque le diagnostic ou l’orientation nécessite un avis approfondi, après un premier parcours de soins.
Selon les besoins, l’expertise peut aussi se faire via :
- des consultations mémoire (troubles cognitifs),
- la génétique médicale,
- la neuropsychologie spécialisée,
- des équipes pluridisciplinaires hospitalières.
Ces consultations permettent de :
- confirmer ou affiner un diagnostic,
- sécuriser une orientation,
- appuyer une démarche de droits (MDPH).
L’ expertise spécialisée :
- peut intervenir tôt, si la situation est d’emblée complexe,
- ou après un premier repérage (CAMSP, CMPP, PCO, spécialiste),
- s’appuie toujours sur un courrier médical et des bilans existants.
Elle ne remplace pas :
- le médecin traitant,
- les soins spécialisés,
- ni l’accompagnement médico-social.
Le CRA est le lieu de référence en Martinique pour l’expertise liée aux troubles du spectre de l’autisme (TSA).
Il intervient lorsque :
- le diagnostic d’autisme est complexe ou incertain,
- la personne (enfant ou adulte) n’a jamais été diagnostiquée,
- les troubles sont associés à d’autres difficultés,
- un avis expert est nécessaire pour orienter la suite du parcours (soins, accompagnement, droits).
Le CRA peut :
- contribuer à une évaluation diagnostique spécialisée,
- donner un avis expert argumenté,
- proposer des recommandations d’orientation,
- appuyer les professionnels et les familles.
Le CRA n’est pas un lieu de soins de proximité : il intervient ponctuellement, en appui du parcours.
Accès : sur orientation d’un médecin, parfois après une PCO ou un suivi spécialisé.
Coordonnées
Immeuble ANTARES-PFL (Plate Forme Logistique)
Quartier Mangot Vulcin
97232 Le Lamentin
Tel : 05.96.48.83.60 – Portable : 0696 60
Pour les situations nécessitant une expertise médicale approfondie (neurologie, psychiatrie, maladies rares, troubles cognitifs, handicaps lourds), l’expertise se fait principalement à l’hôpital.
Les services spécialisés du CHU permettent :
- des consultations expertes,
- des bilans approfondis (hospitalisation de jour ou complète),
- des évaluations pluridisciplinaires.
Ces expertises sont mobilisées notamment en cas de :
- maladies neurologiques complexes ou évolutives,
- séquelles lourdes d’AVC ou de traumatismes,
- troubles cognitifs sévères,
- pathologies rares ou atypiques.
Accès : sur orientation médicale (médecin traitant ou spécialiste).
L’expertise spécialisée fait partie des portes d’entrée communes, pour tous les âges.
Selon les besoins, l’expertise peut aussi se faire via :
- des consultations mémoire (troubles cognitifs),
- la génétique médicale,
- la neuropsychologie spécialisée,
- des équipes pluridisciplinaires hospitalières.
Ces consultations permettent de :
- confirmer ou affiner un diagnostic,
- sécuriser une orientation,
- appuyer une démarche de droits (MDPH).
L’ expertise spécialisée :
- peut intervenir tôt, si la situation est d’emblée complexe,
- ou après un premier repérage (CAMSP, CMPP, PCO, spécialiste),
- s’appuie toujours sur un courrier médical et des bilans existants.
Étape 6 : Articulation avec les droits et l’accompagnement
Une fois les bilans réalisés, les soins engagés et, si besoin, une expertise spécialisée mobilisée, le parcours ne s’arrête pas aux soins.
Les éléments médicaux et fonctionnels recueillis permettent désormais d’organiser la suite du parcours de vie, en lien avec les droits, les aides et les accompagnements adaptés.
Les bilans, diagnostics et suivis médicaux constituent la base indispensable pour :
- faire reconnaître la situation de handicap,
- accéder à des droits spécifiques,
- mobiliser des aides humaines, techniques ou financières,
- mettre en place un accompagnement adapté dans la durée.
Sans ces éléments médicaux, les démarches administratives et d’accompagnement sont souvent incomplètes ou fragiles.
Les comptes rendus médicaux, bilans fonctionnels et évaluations permettent notamment de :
- constituer ou compléter un dossier MMPH,
- appuyer une demande de :
- reconnaissance du handicap,
- aides financières,
- compensation,
- orientation vers des dispositifs adaptés.
Les professionnels de santé peuvent fournir :
- des certificats médicaux,
- des bilans argumentés,
- des avis sur les besoins et le retentissement dans la vie quotidienne.
En fonction des besoins identifiés, le parcours peut s’articuler avec :
- un accompagnement médico-social,
- des solutions de maintien à domicile,
- des dispositifs de soutien aux aidants,
- des parcours liés aux études, à l’emploi ou à la formation,
- ou, si nécessaire, des solutions d’hébergement ou de vie collective.
Ces dimensions sont traitées dans les catégories dédiées du Parcours Handicap.
Selon la situation, l’articulation peut se faire avec :
- le DAC Appui Santé Martinique,
- la MMPH,
- les services sociaux (CCAS, CTM),
- les associations représentatives,
- les professionnels de proximité.
Ces acteurs peuvent aider à éviter les ruptures de parcours. comprendre les droits, coordonner les démarches,
Selon la situation, l’articulation peut se faire avec :Le parcours handicap n’est ni figé ni linéaire :
- les besoins peuvent évoluer,
- les soins peuvent s’ajuster,
- les droits peuvent être réévalués,
- de nouvelles étapes peuvent apparaître.
Les soins, l’accompagnement et les droits s’articulent tout au long de la vie.
Accompagnement médico-social