Quand on traverse une période de fragilité, rester seul(e) peut aggraver le mal-être. Cette page rassemble des solutions simples et proches de chez vous pour recréer du lien et retrouver un rythme si besoin. La plupart sont gratuites ou à faible coût
Pour vous faire accompagner dans vos démarches et être orienté vers les dispositifs adaptés à votre situation personnelle, rapprochez vous d’une structure d’information orientation.
Important : si vos difficultés relèvent d’un handicap mental, cognitif ou psychique et que l’on évoque un SAVS, SAMSAH, PCPE, SESSAD ou apparentés, ces services nécessitent une orientation MDPH. Vous retrouverez toutes les informations et la marche à suivre dans le « parcours Handicap” (en cours de construction).
Nous rappelons que le contenu de ce site est informatif et évolutif. Si vous constatez une anomalie ou un dispositif/professionnel manquant, n’hésitez pas à nous le faire savoir via le lien suivant : https://forms.office.com/e/aiXXfM4hXX
En cas d’ urgence :
- 15 (SAMU) / 112 : urgence médicale vitale
- 3114 : numéro national de prévention du suicide (24h/24, 7j/7)
- 114 : urgence par SMS ou visio pour les personnes sourdes et malentendantes
Besoin de parler tout de suite ? Ces lignes d’écoute offrent une aide confidentielle et gratuite, pour vous-même ou pour un proche, 7j/7 pour la plupart. Elles complètent les soins sans s’y substituer et peuvent vous orienter vers les ressources adaptées.
Urgences vitales
Quand appeler ? Danger immédiat, tentative en cours, blessure, menace.
Numéros : 15 (SAMU) – 18 (Pompiers) – 17 (Police/Gendarmerie) – 112 (numéro d’urgence européen).
Accessibilité : personnes sourdes/malentendantes : 114 (SMS/visio/tchat, 24/7).
Prévention du suicide
Pour qui ? Toute personne en détresse avec idées suicidaires, proches, professionnels.
Numéro : 3114
Quand appeler ? Détresse aiguë, crise suicidaire, besoin d’un avis immédiat.
Confidentialité / coût : gratuit, 24/7, écoutants infirmiers/psychologues formés.
Violences faites aux femmes
Pour qui ? Femmes victimes de violences (et proches/pros).
Numéro : 3919
Quand appeler ? Violences conjugales, sexuelles, menaces, besoin d’orientation.
Coût et horaires : gratuit, 24/7, anonyme ; informations et mise à l’abri.
Allô Enfance en danger
Pour qui ? Enfants/ados en danger ou risque de l’être, témoins, proches, pros.
Numéro : 119
Quand appeler ? Suspicion de maltraitance, violences, négligences, fugue.
Coût et horaires : 24/7, gratuit, n’apparaît pas sur la facture détaillée.
Maltraitances envers aînés et adultes handicapés
Pour qui ? Victimes et témoins de maltraitances envers personnes âgées/handicapées.
Quand appeler ? Soupçon/constat de maltraitance à domicile, en établissement, dans l’entourage.
Numéro : 3977
Coût et horaires : appel gratuit ; 7j/7, 9h-19h ; écoute et orientation vers les services compétents.
Aide aux victimes (France Victimes)
Pour qui ? Toute victime d’infraction, proches, témoins.
Quand appeler ? Agressions, vols, violences, chocs psychologiques : besoin d’écoute, d’infos juridiques, d’orientation.
Numéro : 116 006
Coût et horaires : gratuit ; 7j/7, 9h-20h ; accessible aux personnes sourdes/malentendantes.
Violences numériques et cyberharcèlement
Pour qui ? Jeunes, parents, pros confrontés au cyberharcèlement, nudes diffusés, chantage, menaces en ligne.
Quand appeler ? Besoin d’aide, retrait de contenus, dépôt de preuve.
Numéro : 3018 – Tchat depuis l’application : « 3018 »
Coût et horaires : gratuit, 7j/7 de 9h à 23h
SOS Amitié
Pour qui ? Toute personne en solitude, mal-être, angoisse (sans condition).
Quand appeler ? Quand on a besoin de parler, de jour comme de nuit.
Numéro : 09 72 39 40 50
Coût et horaires : gratuit, 24/7
Croix-Rouge Écoute
Pour qui ? Toute personne ayant besoin d’un soutien psychosocial (solitude, angoisse, préoccupations).
Quand appeler ? Besoin de parler et d’être orienté vers des solutions locales.
Numéro : 0 800 858 858
Coût et horaires : gratuit ; horaires 7j/7 de 8h à 20h
Rôle et missions
Un GEM est un lieu convivial d’entraide porté par et pour des personnes vivant avec des troubles psychiques. Il favorise la sortie de l’isolement, la reprise de confiance, la participation sociale et l’autonomie au quotidien.
Animé par des professionnels et co-construit avec les adhérents, le GEM propose des activités choisies par le groupe et soutient les projets personnels (reprendre une activité, créer du lien, bouger, s’exprimer).
Le GEM n’est pas un service de soins : il complète un suivi médical/psychologique/social sans s’y substituer.
Pour qui ?
Adultes concernés par des troubles psychiques, stabilisés ou en voie de stabilisation, souhaitant renouer avec des activités et un réseau social.
Ce qu’on y fait (fréquemment et non exhaustif)
- Accueil libre et temps de convivialité (café, discussions, entraide).
- Ateliers et sorties décidés par les adhérents : cuisine, jardin, arts, écriture, musique, marche douce, sport adapté, visites culturelles, jeux, bricolage, médias…
- Projets collectifs (journal, expo, chantier participatif, événements).
- Information et entraide entre pairs : repères sur les droits, l’accès aux soins, les ressources locales ; préparation de démarches.
- Rythme de vie : programmation hebdomadaire pour structurer la semaine et se fixer des objectifs réalistes.
Accès et coût
- Appel ou passage direct pendant les heures d’ouverture, il est possible d’être accompagné(e) lors de la première visite.
- Frais d’adhésion assez faible, la plupart des activités sont gratuites ou avec une petite participation.
La vie sociale est un levier de rétablissement à part entière : elle aide à rompre l’isolement, à renforcer l’estime de soi, à structurer la semaine et à prévenir les rechutes. Quand on traverse un épisode de mal-être, des troubles anxieux, dépressifs ou psychotiques stabilisés, participer à des activités accessibles et choisies (culture, sport adapté, ateliers, rencontres) complète utilement les soins.
Objectifs :
- Rompre l’isolement social en créant des occasions de rencontre, d’expression et de partage et en facilitant la reprise de sorties progressives.
- Renforcer l’estime et le pouvoir d’agir en reprenant des initiatives, en valorisant ses compétences, et en s’engageant dans des projets collectifs ou du bénévolat.
- Soutenir le rétablissement en installant un rythme, en consolidant les habitudes de vie et en repérant plus vite les signes d’alerte.
Ce que vous pouvez y trouver (exemples) :
- Ateliers conviviaux : cuisine, jardin, écriture, arts plastiques, musique/chant, jeux, bricolage,etc.
- Activités “sport-santé” adaptées : marche douce, gym d’entretien, yoga/relaxation, danse, natation adaptée, etc.
- Culture et numérique : clubs de lecture, ciné-débat, médiation numérique, portage de livres à domicile (selon communes), etc.
- Rencontres et entraide : cafés-rencontres, groupes de parole (usagers/familles), événements citoyens.
- Sorties accompagnées : visites culturelles, balades, etc.
Quelles strucures dispensent ce genre d’éctivités ?
- GEM : lieux d’entraide “par et pour” les personnes concernées (voir accordéon dédié).
- Maisons de quartier /associations : ateliers, projets, médiation administrative & numérique.
- Médiathèques / équipements culturels : animations, clubs, expositions, portage culturel à domicile selon communes.
- Associations culturelles et sportives : activités douces et adaptées, parfois sur prescription d’activité physique.
- CLSM : programme de prévention et d’inclusion.
- Structures jeunesse et insertion : missions locales, maisons des jeunes, dispositifs d’engagement/bénévolat.
Souvent les professionnels qui vous suivent au quotidien peuvent également vous orienter vers des dispositifs de vie sociale qu’ils connaissent dans votre commune, n’hésitez pas à verbaliser votre besoin de rompre l’isolement.
N’hésitez pas non plus à vous rapprocher d’une structure d’information et d’orientation afin d’être accompagné et guidé.
Le paysage associatif et culturel étant vaste et en constante évolution, nous n’ajoutons de nouvelles structures que sur demande : si vous souhaitez figurer sur notre site, merci de remplir le formulaire dédié. Sans sollicitation de votre part, nous n’intégrerons pas de nouveaux acteurs de notre propre initiative, afin de préserver l’exhaustivité et l’exactitude des informations.
Remarque importante : Les repères qui suivent ne se substituent pas à l’avis d’un professionnel de santé ni à une prise en charge médicale ou psychologique personnalisée ; ils visent simplement à compléter vos démarches de soins par des idées concrètes pour (re)créer du lien au quotidien. Si vos difficultés persistent ou s’aggravent, rapprochez vous de votre médecin et en situation de crise ou de danger immédiat, appelez le 15.
- Même de petites actions, répétées, peuvent relancer le lien social et le moral. Choisissez 1 ou 2 conseils ci-dessous, testez les quelques temps, puis ajustez si besoin. Le fil rouge de ces propositions sera la médiathèque néanmoins ces conseils s’appliquent à l’activité de votre choix.
Commencer petit… mais régulier
- Fixez un rendez-vous fixe par semaine (ex. jeudi 15h : médiathèque).
- Appliquez la règle des 15 minutes : y aller “juste 15 min”. Si ça va, vous restez.
- Préparez la veille : tenue, trajet, contact si besoin.
Y aller à deux : l’ effet “binôme”
- Demandez une première visite accompagnée (proche, pair, travailleur social, bénévole).
- Envoyez un SMS d’engagement à quelqu’un : “Demain je vais à la médiathèque à 15h.”
- Identifiez une personne repère au sein de l’endroit où vous souhaitez vous rendre.
Mini plan « première sortie »
- Où ? Quand ? Avec qui ? Comment j’y vais (trajet et transport) ?
- Plan B si fatigue/angoisse : passer dire bonjour 5 min, s’asseoir à l’écart, repartir sans culpabiliser.
- Évaluez votre anxiété (0–10) avant/après : progresser, c’est normal, l’essentiel est de s’écouter.
Empiler les habitudes
- Collez l’activité à une routine existante : “Après mon café de 9h → départ médiathèque.”
- Utilisez un rappel (alarme, calendrier papier).
Le numérique comme pont
- Si sortir est trop dur aujourd’hui : cherchez si il y a des ateliers en ligne (cours de crochet, séance de sport, apprendre une langue, etc.).
- Demandez une aide à la prise en main du téléphone et ou de l’ordinateur à la médiathèque de la commune ou au CCAS.
Anticiper les moments à risque
- Listez vos signaux d’alerte (sommeil, appétit, ruminations, évitement).
- Préparez un plan de sécurité : personne à appeler, lieu où aller, actions qui apaisent.
- En cas de crise ou de danger : composez le 15. Besoin d’une écoute 24/7 : 3114.
Après l’activité : ancrer le positif
- Trois questions : Qu’est-ce qui a été bien ? Qu’est-ce qui a été difficile ? Que refaire la prochaine fois ?
- Notez cela dans un cahier et félicitez votre progression.
- Décidez de la prochaine activité/sortie.
Besoin d’un coup de pouce pour démarrer ?
Contactez une structure d’information orientation ou parlez en à un professionnel présent dans votre équipe de prise en charge: ils peuvent vous aider à choisir une activité et à organiser le transport.
Accompagnement dans l’exécution des tâches