Accompagner un proche en situation de handicap peut avoir un impact important sur la vie personnelle, familiale, professionnelle et financière.
Des droits et aides spécifiques existent pour soutenir les aidants et leur permettre de tenir dans la durée.
Ces aides ne sont ni automatiques, ni identiques pour tous.
Elles dépendent de la situation de l’aidant et de celle de la personne accompagnée.
Nous rappelons que le contenu de ce site est informatif et évolutif. Si vous constatez une anomalie ou un dispositif/professionnel manquant, n’hésitez pas à nous le faire savoir via le lien suivant : https://forms.office.com/e/aiXXfM4hXX
À savoir avant de commencer
- Tous les aidants ne sont pas salariés.
- Tous les aidants ne relèvent pas des mêmes dispositifs.
- Dans le champ du handicap, la MMPH joue un rôle central.
- Les aides peuvent être cumulables selon les situations.
Se faire accompagner permet d’éviter de passer à côté de ses droits.
N’hésitez pas à vous rapprocher d’une structure d’informationorientation afin d’être accompagné dans vos démarches.
Le congé de proche aidant est un droit permettant à un salarié de suspendre ou de réduire temporairement son activité professionnelle pour s’occuper d’un proche en perte d’autonomie ou en situation de handicap.
Ce congé n’est pas rémunéré, mais il garantit au salarié de retrouver son poste ou un poste équivalent à son retour.
Conditions d’accès :
- Justifier d’un lien familial ou d’une relation étroite avec la personne aidée (conjoint, ascendant, descendant, collatéral proche, ou lien moral équivalent).
- La personne aidée doit être classée en GIR 1 à 3 ou reconnue en situation de handicap avec un taux d’incapacité d’au moins 80 %.
La durée maximale est de 3 mois renouvelables, dans la limite d’un an sur l’ensemble de la carrière professionnelle.
Le congé peut être pris de manière fractionnée ou transformé en temps partiel, selon les besoins de l’aidant.
La demande se fait directement auprès de l’ employeur et il faut fournir les justificatifs demandés.
N’hésitez pas à vous rapprocher d’une structure d’informationorientation afin d’être accompagné dans vos démarches.
L’AJPA est une indemnisation versée par la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) ou la Mutualité Sociale Agricole (MSA) pour compenser la perte de revenus liée à la prise du congé de proche aidant.
Ce dispositif vise à apporter un soutien financier pendant la période d’absence professionnelle.
Montant :
- Environ 60 € par jour pour une journée complète (et 30 € pour une demi-journée). Les montants peuvent être réévalués chaque année.
Conditions d’accès :
- Être en congé de proche aidant ou ne pas travailler pour s’occuper d’un proche.
La personne aidée doit remplir les mêmes conditions que celles exigées pour le congé de proche aidant (GIR 1 à 3 ou handicap à 80 %).
Durée maximale :
- Limitée à 66 jours sur l’ensemble de la carrière professionnelle , à utiliser de manière fractionnée ou continue.
Les démarches se font auprès de la CAF ou de la MSA.
N’hésitez pas à vous rapprocher d’une structure d’information orientation afin d’être accompagné dans vos démarches.
Dans le champ du handicap, le répit est très souvent organisé via la PCH, notamment par le volet aide humaine.
La PCH permet de financer des temps de relais pour soulager l’aidant.
Ce que la PCH peut permettre
Selon l’évaluation des besoins :
- intervention de professionnels à domicile,
- relais ponctuel ou régulier,
- diminution de la charge assumée par l’aidant,
- organisation de temps de repos.
Le répit est alors intégré dans le plan de compensation, au même titre que les autres besoins.
Pour qui ?
- personnes en situation de handicap reconnues par la MDPH,
- aidants (parents, conjoints, proches) impliqués dans l’accompagnement quotidien.
Comment y accéder ?
- dépôt d’un dossier auprès de la MMPH,
- évaluation par l’équipe pluridisciplinaire,
- décision de la CDAPH.
📌 La PCH n’est pas automatique : elle repose sur l’évaluation des besoins réels.
N’hésitez pas à vous rapprocher d’une structure d’information orientation afin d’être accompagné dans vos démarches.
En complément des dispositifs nationaux, des aides locales ou exceptionnelles peuvent être proposées pour soutenir les aidants.
Elles peuvent concerner :
- le financement ponctuel de solutions de répit,
- le soutien psychologique,
- des actions collectives,
- des situations sociales complexes.
Comment y accéder ?
- après une évaluation sociale,
- via les services sociaux (CTM, CCAS),
- via les plateformes de répit ou associations d’aidants.
Ces aides varient selon les situations et ne sont pas automatiques.
Où se faire accompagner pour ses démarches ?
Les aidants peuvent être accompagnés par :
- les structures d’information et d’orientation,
- les services sociaux,
- la MMPH,
- les plateformes de répit,
- les associations d’aidants.
Ne restez pas seul face aux démarches et n’hésitez pas à vous faire accompagner par une structure d’information orientation .
Certaines mutuelles proposent des aides spécifiques pour financer les prestations de répit, comme la garde à domicile ou des séjours en maison de repos pour la personne aidée.
Des consultations psychologiques ou des ateliers de relaxation pour les aidants sont parfois inclus dans les contrats.
Il faut être affilié à une mutuelle qui propose ce type de prestation.
N’hésitez pas à vous rapprocher de votre mutuelle pour plus d’informations.
Les solutions de répit