Rappel : Les addictions sont reconnues par l’OMS comme des troubles de santé mentale. Pour des informations communes à la santé mentale, reportez-vous au Parcours Santé mentale. Ici, nous mettons en lumière les ressources spécifiquement dédiées aux addictions.
Nous rappelons que le contenu de ce site est informatif et évolutif et ne se substitue pas aux professionnels de Santé.
En cas d’ urgence :
- 15 (SAMU) : urgence médicale vitale
- 3114 : numéro national de prévention du suicide (24h/24, 7j/7)
- 114 : urgence par SMS ou visio pour les personnes sourdes et malentendantes
- Les usagers du territoire peuvent récupérer gratuitement et de façon anonyme du matériel de réductions des risques dans les CSAPA/CAARUD
Le SPIP Martinique accompagne les personnes sous main de justice, en prison ou en milieu ouvert. Le SPIP est un acteur pivot : il relie le monde judiciaire et le monde sanitaire/social pour assurer que les obligations de soins soient réalisables et efficaces.
Missions :
- Évaluer la situation sociale, familiale et professionnelle des personnes suivies.
- Contrôler et accompagner les obligations judiciaires (ex. : obligation de soins, interdiction d’alcool, stage de sensibilisation).
- Orienter vers les dispositifs spécialisés : CSAPA, structures sociales, insertion professionnelle.
- Préparer la sortie de détention et prévenir la récidive en travaillant sur la réinsertion.
Public visé :
- Personnes incarcérées.
- Personnes sous sursis probatoire, contrôle judiciaire, ou aménagement de peine en milieu ouvert.
Accès :
- Automatique pour toute personne suivie par la justice.
- Les conseillers SPIP sont en lien permanent avec les équipes médicales et sociales.
Le CSAPA du CHUM Clarac est désigné comme CSAPA référent pour le Centre Pénitentiaire (CP) de Ducos.
Le CSAPA référent garantit que l’incarcération ne provoque pas une rupture de soins, et que la sortie s’accompagne d’un projet thérapeutique et social réaliste.
Missions :
- Repérer et évaluer les conduites addictives en détention.
- Mettre en place et assurer le suivi des traitements de substitution aux opiacés.
- Proposer des entretiens de soutien psychologique et d’accompagnement social.
- Sensibiliser les personnes incarcérées aux risques liés aux consommations.
- Préparer la sortie de détention : continuité des soins, relais vers les CSAPA de ville, démarches sociales et insertion.
Public visé :
- Toute personne incarcérée présentant une consommation problématique (alcool, drogues, médicaments, polyconsommation).
- Personnes déjà suivies en addictologie avant l’incarcération, pour assurer la continuité.
Accès / Orientation :
- La demande passe obligatoirement par les équipes médicales de l’unité sanitaire du CP Ducos.
- Le CSAPA référent intervient sur place, en lien avec le SPIP et l’Unité Sanitaire Psychiatrique.
L’USP du CP Ducos est rattachée au CHU de Martinique et intervient en prison pour la santé mentale.
Cette unité évite que les troubles psychiques et addictifs soient ignorés ou mal pris en charge en détention, et prépare les relais en structures de santé après la sortie.
Missions :
- Prendre en charge les personnes détenues présentant des troubles psychiatriques.
- Réaliser des évaluations et proposer des suivis adaptés.
- Assurer le lien avec les CSAPA pour les personnes souffrant à la fois de troubles psychiques et d’addictions.
- Former et conseiller les surveillants et équipes pénitentiaires sur les problématiques de santé mentale et d’addictions.
Public visé :
- Personnes détenues avec troubles psychiatriques, souvent associés à des consommations de substances.
Accès :
- Orientation par l’équipe soignante de l’unité sanitaire en prison.
La PJJ prend en charge les jeunes suivis par la justice (mineurs, jeunes majeurs). La PJJ permet une approche éducative et préventive, pour éviter que l’addiction ne devienne un facteur de récidive et pour favoriser l’insertion sociale durable des jeunes.
Missions :
- Mettre en œuvre les mesures éducatives décidées par les magistrats.
- Accompagner les jeunes dans leur scolarité, leur formation et leur insertion.
- Dépister les conduites addictives et orienter vers les structures adaptées.
- Soutenir les familles et renforcer leur implication.
Public visé :
- Jeunes de moins de 18 ans sous décision judiciaire.
- Jeunes majeurs jusqu’à 21 ans dans certains cas spécifiques.
Accès :
- Automatique dans le cadre d’une décision judiciaire.
Les éducateurs PJJ travaillent en lien avec les associations locales, les établissements scolaires et les CJC.